Une sortie à vélo en Savoie peut basculer en quelques kilomètres entre route sèche, neige résiduelle et chaussée encore fermée. Je présente ici les dates de réouverture des principaux cols savoyards en 2026, les différences entre une ouverture partielle et une traversée complète, ainsi que les vérifications et l’équipement indispensables avant de partir.
Les repères essentiels pour rouler en Savoie
- Mi-mai à mi-juin correspond à la période habituelle de réouverture des grands cols.
- Le col de l’Iseran a rouvert le 12 juin 2026, après un déneigement particulièrement important.
- Le Galibier a connu deux étapes distinctes, avec le tunnel ouvert avant le col lui-même.
- Le Glandon a été rendu accessible le 19 juin, avec des restrictions liées aux travaux.
- Une date prévisionnelle ne garantit jamais une route ouverte le jour du départ.

Les dates de réouverture des cols savoyards en 2026
Les grands cols de Savoie rouvrent progressivement après le passage des équipes de déneigement. Pour la saison 2026, la fenêtre principale s’est étendue de la fin avril à la mi-juin, avec quelques décalages causés par la neige, les travaux et les conditions de sécurité.
| Col ou itinéraire | Repère 2026 | Particularité pour les cyclistes |
|---|---|---|
| Clergeon et Sapenay | 1er avril | Cols de moyenne altitude, souvent accessibles en premier |
| Col de l’Épine | 10 avril | Bon choix pour reprendre la saison plus tôt |
| Relais du Mont-du-Chat | 22 avril | Ouverture précoce, mais météo encore changeante |
| Col du Mont-Cenis | 22 mai | Réouverture définitive après une phase liée aux travaux routiers |
| Cormet de Roselend | 22 mai | Ouverture en soirée, sous réserve de la viabilité de la route |
| Col du Petit-Saint-Bernard | 22 à 24 mai | Circulation alternée dans le secteur des travaux |
| Col de la Croix-de-Fer | 29 mai | Ouverture retardée par des travaux côté Isère |
| Col de la Madeleine | 29 mai | Ouvert à midi selon l’annonce départementale |
| Tunnel du Galibier | 29 mai | Ouverture distincte du col, avec interdiction temporaire aux vélos |
| Col du Galibier | 5 juin | Traversée par le sommet possible après la fin du déneigement |
| Col de l’Iseran | 12 juin | Le plus haut col routier de Savoie, généralement ouvert en dernier |
| Col du Glandon | 19 juin | Accès influencé par des travaux et des restrictions locales |
Ces dates sont des repères de saison, pas un calendrier permanent. Le Département de la Savoie les publie sous réserve des conditions météorologiques et nivologiques, ce qui explique les écarts entre une date annoncée et l’ouverture effective.
Pourquoi un col peut rester fermé après le déneigement
Déblayer la neige ne suffit pas à rendre une route sûre. Les agents doivent aussi vérifier les talus, les avalanches possibles, les glissements de terrain, les barrières de sécurité et l’état du revêtement. En 2026, une cinquantaine d’agents ont été mobilisés pour traiter environ 134 kilomètres de routes menant aux huit grands cols.
La neige est parfois le problème le plus visible, mais pas forcément le plus sérieux. Une route peut être noire au sommet et rester fermée à cause de blocs instables, de gravillons ou d’un ouvrage en réparation. C’est pour cette raison que je me fie toujours à l’état officiel de l’itinéraire plutôt qu’à une photographie publiée quelques jours plus tôt.
Ouverture du tunnel et ouverture du col ne signifient pas la même chose
Le cas du Galibier est particulièrement important pour les cyclistes. Le tunnel du Galibier a pu être ouvert avant la route du sommet, mais cette phase s’est accompagnée d’une circulation alternée et d’une interdiction pour les vélos, les piétons, les véhicules avec remorque et certains poids lourds.
Un itinéraire peut donc être ouvert aux voitures tout en restant inutilisable à vélo. Avant de programmer une boucle, je vérifie toujours si l’ouverture concerne le sommet, un seul versant, un tunnel ou l’ensemble de la traversée.
Quels cols choisir selon sa période de sortie
Le meilleur col dépend moins de sa réputation que de la date et de l’objectif de la sortie. En début de saison, les itinéraires de moyenne altitude offrent généralement un compromis plus raisonnable entre dénivelé, météo et sécurité.
Pour rouler tôt au printemps
Le Clergeon, le Sapenay, l’Épine et le Mont-du-Chat sont les premiers secteurs à surveiller. Ils permettent de retrouver la montagne dès avril, mais je conseille de partir avec une veste imperméable et des gants, même lorsque la vallée affiche une température agréable.
Ces cols sont aussi adaptés à une sortie de reprise. On y rencontre souvent moins de neige résiduelle qu’au-dessus de 2 000 mètres, mais la chaussée peut encore être humide ou couverte de gravillons dans les zones ombragées.
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Pour viser les grands itinéraires alpins
La Madeleine, la Croix-de-Fer, le Glandon, le Mont-Cenis et le Cormet de Roselend deviennent plus intéressants à partir de la fin mai. Ils offrent de longues ascensions et des liaisons entre vallées, mais les travaux peuvent imposer un détour ou empêcher une boucle complète.
Le Galibier et l’Iseran demandent davantage de patience. À respectivement environ 2 642 mètres et 2 764 mètres, ils restent exposés au froid et aux chutes de neige tardives. Pour profiter des célèbres murs de neige sans prendre un risque inutile, la période allant de la mi-juin au début juillet est souvent un bon compromis, à condition que l’état de la route soit confirmé.
Comment vérifier l’ouverture avant de partir à vélo
Je recommande une vérification en trois temps, car la situation peut évoluer rapidement en montagne.
- Quelques jours avant, consultez le calendrier prévisionnel et les éventuels travaux sur l’itinéraire.
- La veille au soir, contrôlez les restrictions, la météo au sommet et les fermetures de versant.
- Le matin du départ, vérifiez l’état actualisé sur Savoie-route ou auprès de l’office de tourisme local.
Il faut aussi regarder les fermetures temporaires liées aux courses cyclistes, aux rallyes, aux travaux ou aux opérations de déneigement. Une route ouverte en temps normal peut être bloquée pendant quelques heures, notamment sur les secteurs du Galibier, de l’Iseran ou de la Croix-de-Fer.
Je déconseille de contourner une barrière en pensant que la route est praticable. La signalisation tient compte de dangers que l’on ne voit pas toujours, comme une purge de falaise en cours ou une coulée possible après une hausse rapide des températures.
Quel équipement prévoir pour une ascension de col
Une ouverture officielle ne transforme pas automatiquement la montagne en terrain confortable. Les premières semaines, on peut rencontrer une chaussée humide, des gravillons, du vent et une température nettement plus basse au sommet qu’au départ.
- Deux couches techniques, dont une veste coupe-vent ou imperméable.
- Des gants et des couvre-chaussures pour la descente, souvent plus froide que l’ascension.
- Deux bidons et une réserve alimentaire suffisante pour plusieurs heures.
- Un éclairage avant et arrière si le parcours comporte un tunnel ou une arrivée tardive.
- Une chambre à air, une pompe et un dérive-chaîne en cas de problème mécanique loin d’un village.
Pour le braquet, je préfère une solution qui permet de rester souple plutôt qu’un développement trop ambitieux. Un pédalage régulier à faible intensité aide davantage sur une ascension de 20 kilomètres qu’un départ rapide suivi d’un arrêt forcé à mi-pente.
Les erreurs qui gâchent souvent une sortie en Savoie
La première erreur consiste à confondre date théorique et ouverture réelle. Une annonce peut prévoir le 5 juin, puis être repoussée de quelques heures ou de plusieurs jours en raison d’une chute de neige ou d’un problème de sécurité.
La deuxième est de construire une boucle trop rigide. Si le Glandon, le Petit-Saint-Bernard ou la Croix-de-Fer sont soumis à l’alternat, mieux vaut prévoir un itinéraire de repli dans la même vallée plutôt que de compter sur une traversée incertaine.
Enfin, beaucoup de cyclistes sous-estiment la descente. Après plusieurs heures d’effort, le froid, le vent et la pluie peuvent devenir plus pénibles que la montée. Je préfère perdre quinze minutes à enfiler une couche supplémentaire plutôt que de descendre rapidement avec les mains engourdies.
Le bon réflexe pour profiter des cols ouverts
En 2026, les réouvertures se sont concentrées entre la fin mai et la mi-juin pour les grands passages, avec l’Iseran et le Glandon parmi les derniers itinéraires pleinement accessibles. À la fin de l’été, les cols sont généralement dans leur période cyclable, mais les fermetures ponctuelles et la météo restent déterminantes.
Pour une sortie réussie, je combine donc trois informations avant de partir, l’état routier officiel, la météo du sommet et une alternative réaliste. C’est ce petit contrôle qui permet de profiter des paysages de Savoie avec un vélo adapté, un parcours cohérent et beaucoup moins de mauvaises surprises.