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Col de l’Izoard à vélo - profil, pentes et braquets

Thibault Levy

Thibault Levy

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2 août 2026

Profil du col d'Izoard : une montée exigeante avec des pentes atteignant 12%, culminant à 2361m.

Une montée peut sembler facile sur une courbe d’altitude, puis devenir très exigeante dès que la pente se redresse. Je décris ici le profil du col de l’Izoard à vélo, avec les chiffres essentiels, les différences entre Briançon et Guillestre, les passages les plus difficiles et les choix d’équipement qui rendent l’ascension plus maîtrisable.

Les repères essentiels avant de grimper l’Izoard

  • Altitude : le sommet se situe autour de 2 360 m.
  • Versant nord : environ 19 km depuis Briançon, pour près de 1 185 m de dénivelé.
  • Versant sud : plus de 30 km depuis Guillestre, avec 1 440 à 1 550 m de dénivelé selon le point de départ retenu.
  • Piège principal : une approche assez roulante masque les longues rampes situées après Cervières ou Arvieux.
  • Équipement conseillé : un développement d’au moins 34 x 32, deux bidons et une protection contre le froid.

Profil du col d'Izoard : ascension progressive avec des pentes atteignant 12% avant le sommet.

Ce que montre réellement le profil de l’Izoard

Le col de l’Izoard culmine à environ 2 360 mètres, entre le Briançonnais et le Queyras. Cette altitude explique une partie de sa difficulté, mais elle ne suffit pas à résumer la montée. Ce qui compte surtout, c’est la manière dont le dénivelé est réparti sur le parcours.

Sur un graphique, la pente moyenne peut sembler raisonnable. Pourtant, certaines portions atteignent 8 à 10 % pendant plusieurs centaines de mètres, avec une fatigue déjà bien installée. À mon sens, c’est précisément ce décalage entre la moyenne et les passages réellement raides qui piège les cyclistes peu familiers des grands cols.

Les chiffres peuvent aussi varier légèrement selon le lieu exact où l’on considère que l’ascension commence. Une trace GPS prise depuis le centre de Guillestre ne donnera pas le même résultat qu’un itinéraire démarrant à la bifurcation vers Arvieux. Il faut donc lire le profil avec une marge de quelques kilomètres et de quelques dizaines de mètres de dénivelé.

Un col hors catégorie dans les faits

L’Izoard est classé hors catégorie dans les références liées au Tour de France. Ce classement ne signifie pas que chaque kilomètre est extrêmement raide. Il traduit plutôt l’ensemble formé par la longueur, le dénivelé, l’altitude et les secteurs difficiles.

La dernière partie est souvent la plus éprouvante. À plus de 2 000 mètres, l’air est plus frais et l’organisme récupère moins bien, surtout si l’allure a été trop ambitieuse dans les premiers kilomètres.

Les deux versants n’ont pas la même difficulté

Le profil change nettement selon le sens choisi. Le côté nord, au départ de Briançon, est plus court et plus régulier dans sa seconde moitié. Le côté sud, depuis Guillestre, propose une longue approche facile avant de concentrer l’essentiel de l’effort sur les 14 à 16 derniers kilomètres.

Départ Distance approximative Dénivelé positif Pente moyenne Passage maximal
Briançon, versant nord 19,1 km Environ 1 185 m Autour de 6 % Près de 9 %
Guillestre, versant sud 30,8 à 31,7 km 1 440 à 1 550 m 4,4 à 5 % Jusqu’à 11 %

Le versant sud est donc plus long, mais sa moyenne relativement basse est trompeuse. Les premiers kilomètres dans les gorges du Guil comportent des pentes de seulement 1,5 à 3,5 %, parfois avec une courte descente. Cette section permet de progresser rapidement, mais elle peut aussi pousser à partir trop fort.

Le versant nord paraît plus direct. Après une entrée en matière assez accessible, la route devient sérieuse autour du Laus, avec environ 750 mètres de dénivelé sur une dizaine de kilomètres. C’est une montée moins piégeuse sur le plan de la lecture, mais elle ne laisse presque aucun répit une fois la pente installée.

Lire l’ascension secteur par secteur

Depuis Guillestre par le versant sud

Le départ depuis Guillestre est progressif. Les gorges du Guil offrent un décor spectaculaire, mais la route peut être étroite et la circulation demande une vraie vigilance. Je conseille de rester en dedans sur cette portion, même si le compteur affiche une vitesse flatteuse.

Après la bifurcation vers Arvieux et l’Izoard, le profil change de ton. Il reste environ 14 kilomètres à 7,5 % de moyenne, avec une première série de rampes entre 5 et 7 %. Un court replat à Arvieux permet de souffler et de refaire le plein d’eau.

Les difficultés les plus franches arrivent ensuite. On rencontre une rampe d’environ 900 mètres à 9 % avant La Chalp, puis une ligne droite proche de 10 % sur 875 mètres dans Brunissard. Ce sont des passages où une cadence trop basse peut rapidement faire monter la fatigue musculaire.

À la sortie de Brunissard, la route entre dans la forêt et propose près de 4,5 kilomètres autour de 9 %. La pente est régulière, donc il est possible de trouver un rythme, mais la chaleur peut devenir pénible sur le versant exposé au sud.

La Casse Déserte apparaît dans les deux derniers kilomètres. Le paysage rocheux est exceptionnel, mais il ne faut pas croire que l’arrivée est acquise. Après une courte descente vers le col de la Platrière, les derniers lacets demandent encore un effort sérieux.

Depuis Briançon par le versant nord

Au départ de Briançon, les premiers kilomètres permettent de mettre les jambes en route. Le passage par Cervières reste relativement roulant, puis la pente se durcit après le Laus. La montée devient alors plus constante, avec des portions proches de 8 à 8,5 % dans la forêt de mélèzes.

La sortie de la forêt marque un changement important. Le refuge Napoléon annonce la haute montagne et les derniers kilomètres dans un environnement plus minéral. Le dernier kilomètre et demi reste soutenu, autour de 7,5 %, mais sa régularité le rend plus facile à gérer qu’une succession de raidards.

Ce côté offre une lecture plus simple du profil. Je le trouve adapté à ceux qui préfèrent une ascension courte, clairement découpée, avec une difficulté concentrée après une approche raisonnable.

Adopter le bon rythme et le bon équipement

La meilleure stratégie consiste à conserver une marge dès le pied. Sur le sud, les premiers kilomètres faciles doivent servir d’échauffement, pas de contre-la-montre. Sur le nord, je recommande également de rester légèrement sous son allure habituelle jusqu’à l’approche des secteurs à 8 %.

Une gestion simple de l’effort

  • Utiliser les premiers kilomètres pour stabiliser la respiration et la cadence.
  • Passer un rapport plus souple avant les rampes, plutôt que d’attendre d’être bloqué.
  • Boire régulièrement, environ 500 à 750 ml par heure selon la température et la transpiration.
  • Prévoir une source d’énergie toutes les 30 à 40 minutes.
  • Garder une réserve pour les 5 derniers kilomètres, surtout par Guillestre.

Pour un cycliste entraîné, un pédalage autour de 70 à 85 tours par minute est souvent plus économique qu’un effort en force. Les valeurs exactes dépendent du niveau et du vélo, mais le principe reste le même : mieux vaut tourner les jambes lentement que pousser un braquet trop lourd pendant plusieurs kilomètres.

Le choix du braquet

Je considère qu’un pédalier compact avec un grand pignon de 32 dents ou davantage est un choix raisonnable pour un cycliste amateur. Un développement de 34 x 32 permet de mieux absorber les passages à 9 ou 10 %, surtout après plusieurs heures de selle.

Un vélo équipé en 34 x 34 ou 30 x 34 peut être préférable pour les personnes moins habituées à la haute montagne. Ce braquet ne fait pas perdre du temps dans les portions faciles, mais il évite de gaspiller les jambes dans les secteurs où la pente se rapproche des deux chiffres.

Lire aussi : Quand rouvrent les cols savoyards à vélo ?

Ce qu’il faut emporter

La météo peut changer rapidement au sommet. Même par une journée chaude à Guillestre, je pars avec un coupe-vent, des manchettes ou une veste légère pour la descente. Une crevaison à 2 000 mètres n’a rien d’agréable, donc chambre à air, démonte-pneus et petite pompe restent indispensables.

Le ravitaillement en eau est plus simple côté sud, notamment à Arvieux. Il ne faut toutefois pas compter uniquement sur les points d’eau. Une réserve de nourriture suffisante est importante, car la longueur et l’altitude favorisent la fringale, même chez un cycliste bien entraîné.

Quel versant choisir selon son objectif

Le meilleur côté dépend moins de la réputation du col que de l’expérience que l’on souhaite vivre. Le sud est plus long et plus spectaculaire, avec la Casse Déserte et les villages du Queyras. Le nord est plus compact, mais il propose une montée régulière et exigeante jusqu’au sommet.

Objectif Versant conseillé Pourquoi
Découvrir un grand col sans journée interminable Briançon Distance plus courte et profil plus lisible
Rechercher le décor le plus mythique Guillestre Gorges du Guil, Arvieux, Brunissard et Casse Déserte
Travailler la régularité en montagne Briançon Longue portion soutenue après le Laus
Préparer une épreuve d’endurance Guillestre Plus de 30 km et un gros dénivelé total

Pour une première ascension, je choisirais Briançon si l’objectif est simplement d’atteindre le sommet dans de bonnes conditions. Pour une sortie plus marquante, le versant sud offre davantage de variété, à condition de partir avec assez de temps et de fraîcheur.

Une boucle avec retour par l’autre versant est possible, mais elle transforme la sortie en véritable journée de montagne. Il faut alors tenir compte du retour, de la fatigue dans la descente et de la possibilité de rencontrer du vent ou un changement de température au sommet.

Le détail à vérifier avant de partir pour l’Izoard

Le profil altimétrique ne suffit jamais à lui seul. Avant le départ, je vérifie l’ouverture de la route, la météo au sommet, le vent dans la Casse Déserte et les éventuels travaux ou restrictions de circulation. La route est régulièrement fermée en hiver et peut rester impraticable jusqu’à la fin du printemps selon l’enneigement.

Je regarde aussi le dénivelé total de la sortie, et pas seulement celui de la montée. Une ascension de 19 kilomètres peut devenir une épreuve bien plus longue si elle est intégrée à un itinéraire depuis la vallée ou suivie d’un second col.

Avec un départ prudent, un braquet adapté et une réserve alimentaire suffisante, l’Izoard devient un défi exigeant mais lisible. Le bon repère n’est pas la vitesse affichée dans les premiers kilomètres, c’est la capacité à garder une cadence régulière lorsque la route se redresse au-dessus de 2 000 mètres.

Questions fréquentes

Le versant nord depuis Briançon est généralement le plus adapté pour une première montée : il mesure environ 19 km, offre un profil plus lisible et concentre sa difficulté après le Laus. Le versant sud, depuis Guillestre, dépasse 30 km et demande davantage d’endurance.

Après Arvieux, il reste environ 14 km à 7,5 % de moyenne. Les secteurs les plus exigeants comprennent une rampe d’environ 900 m à 9 % avant La Chalp, une ligne droite proche de 10 % sur 875 m à Brunissard et près de 4,5 km autour de 9 % dans la forêt.

Un développement d’au moins 34 x 32 est conseillé pour mieux gérer les passages à 9 ou 10 %. Les cyclistes moins habitués à la haute montagne peuvent privilégier un 34 x 34 ou un 30 x 34 afin de conserver une cadence plus souple.

Prévoyez deux bidons, de la nourriture, une chambre à air, des démonte-pneus et une petite pompe. Un coupe-vent, des manchettes ou une veste légère sont également utiles, car la température peut changer rapidement au sommet, situé autour de 2 360 mètres.
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Autor Thibault Levy
Thibault Levy
Je m'appelle Thibault Levy et cela fait maintenant 11 ans que je me consacre à l'univers du sport, des loisirs et de l'équipement. Mon parcours m'a permis de développer une compréhension approfondie des besoins des passionnés, qu'il s'agisse de choisir le bon matériel pour une activité de plein air ou de dénicher les dernières innovations en matière d'équipement sportif. J'aime partager mes connaissances de manière claire et accessible, en m'assurant que les informations que je présente sont fiables et à jour. Mon objectif est de vous aider à faire les meilleurs choix pour profiter pleinement de vos passions, en simplifiant les détails techniques et en mettant en avant les aspects essentiels pour chaque pratique.
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